mercredi 11 novembre 2009



Pour la deuxième année consécutive, les Européens vont devoir « se serrer la ceinture » pour la fête de Noël.
La crise oblige les habitants du continent à restreindre leur budget cadeau.
Un travail qui a été réalisé dans 18 pays européens entre septembre et octobre auprès d’un
échantillon représentatif de 17 500 personnes nous prouve que la somme dépensée cette année a diminué par rapport à 2008 . La baisse est cependant moins importante que l'an
passé: les Européens vont en moyenne, dépenser 600 euros en cadeaux, jeux, loisirs et alimentation
(soit -3,8% qu'en 2008).
L'esprit religieux de Noël doit nous faire redéfinir le sens que nous donnons à l'économie. Au moment où le monde entier est menacé par la crise économique qui frappera en priorité les plus démunis, et dont les précisions sur sa durée et sa gravité ne peuvent être fournises, Noël demeure une espérance.
« Tout s'est retourné de façon assez brutale »comme le dit Valérie Accary, présidente de l'agence de publicité BBDO à Paris. On a affaire à un autre mode de consommation que les publicitaires s'empressent d'expliquer pour éviter «  un climat de panique générale » ou encore « une psychose sur le pouvoir d'achat ». Les études et les chiffres qui en découlent décrivent le comportement des acheteurs .82 % des Français estiment qu’ils doivent réduire leurs dépenses et cela vaut aussi pour 49 % de ceux qui n’ont pas de problèmes de fin de mois . Une autre enquête, menée par l’Ifop pour le compte de la mutuelle des commerçants indépendants, arrive aux mêmes conclusions massives : 44 % des sondés ont définitivement renoncé à des achats et 49 % vont dépenser moins à Noël.
Par conséquent la crise économique plonge l'Europe dans un climat d'austérité et cela se fait ressentir dans le comportement des consommateurs . Une question se pose alors: L'année 2010 suivra-t-elle le même schéma que les deux années précédentes?